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VI.77

[message de Selsie à Charlotte]
je sais pas si tu seras rendue sur Wizber quand tu recevras ce message, mais t’es sur le chemin du retour, ta ligne de vie est en décalage vers le bleu alors ça trompe pas, pis ta mère nous a laissé savoir que t’es plus très loin, j’ai tellement de choses à te dire que je sais pas par où commencer, d’abord comme tu peux voir je suis pas mal goth maintenant, ben, aussi on appelle ça burlesque, ça vient de Loral Art, eh oui, son style a beaucoup évolué, j’ai mis des virtuels de son plus récent spectacle, ça te donnera une idée, je l’ai pas vu, son spectacle, juste en différé, elle est en tournée dans le lieu mémoriel, elle est supposée venir faire une tournée dans le lieu arcadien dans deux ans, si tu veux on ira voir le spectacle ensemble, tu sais, ma chère Charlotte, j’ai pas quitté la station Loba depuis ton départ à part une seule fois quand j’ai été passer un mois chez Béatrice, elle a plein de virtuels sur Dorothée, elle nous en a envoyés, mais moi je suis revenue à la station avec tout un lot, j’en ai inclu une sélection dans le message, comme tu vas voir elle est super jolie, Dorothée, et souriante comme c’est pas possible, elle a commencé ses premiers pas elle avait pas encore un an pis au moment où j’enregistre ce message elle commence déjà à dire ses premiers mots, elle est très intelligente, tu verras dans le virtuel comment elle est en train de meubler sa sphère d’habitation, avec l’aide de ta mère et d’Alice comme de raison, le reste du temps elle est dans la sphère de ta mère ou dans celle d’Alice, pis c’est coloré chez elle! je veux dire chez Dorothée, c’est pas mêlant je pense qu’y a toutes les couleurs du spectre dans sa sphère, pis sa peau est restée beaucoup plus verte que vous trois, à part ça, ben, laisse-moi te dire que je perds pas mon temps à la station, le matin je fais ma scolarité, l’après-midi je travaille dans le complexe d’astrobiologie, ben je dis je travaille, c’est vrai oui et non, ça me fascine, l’astrobiologie, je me spécialise dans ce domaine, je suis assistante dans la composition et l’interprétation des algorithmes des lignes de vie, je travaille beaucoup sur ta ligne de vie et sur celle de Darsan, celle-là on sait pas trop ce qui s’est passé, elle est toujours active, bien sûr, toujours pleine, mais décalée vers un niveau de transparence qui nous fait croire que Darsan n’est plus tout à fait organique, dans quel état il est exactement? on peut pas le savoir d’ici, ta ligne de vie à toi, ma chère, elle est superbe, on peut estimer ta vélocité et la distance qu’il te reste à parcourir, mais c’est juste approximatif, pis moi, ben, c’est ça surtout que j’étudie, les distances et les vélocités, on a tous hâte ici d’analyser les données de votre exotrip, je t’expliquerai tout ça en long et en large quand tu seras ici, ça tombe bien parce qu’à ton retour j’aurai presque terminé mon internat et je pourrai retourner sur Valence avec toi, y a aussi quelque chose d’autre attaché à votre ligne de vie, à toi et à Darsan, plus à la tienne qu’à celle de Darsan, lui à cause de son décalage vers la transparence, c’est vivant et en même temps ça l’est pas, c’est tellement décalé vers le rouge que c’est presque violet noir, plus décalé que sur la ligne de vie de Zuber, avec comme une couche de bleu en arrière-plan, comment je pourrais te décrire, c’est comme un tunnel élastique qui longe ta ligne de vie et qui donne sur un espace-temps indéfinissable, comme si c’était dans un passé très lointain et qu’en même temps ça se rapprochait, c’est très étrange, tout ça pour dire qu’on pense que c’est l’enfant métamorphe ou quelque chose, on le saura quand tu arriveras, ta mère le sait sûrement, en tout cas intuitivement, elle nous envoie des messages de temps en temps, mais tu connais ta mère, il faut les décrypter, ses messages, c’est jamais clair, tiens, je t’ai mis un virtuel de mon appartement, je l’ai beaucoup changé, c’est beau, han? tu vois ton hologramme, là, près de la fenêtre? ben, ma chère, je te dis bonjour chaque matin et le soir je te raconte ma journée, pis j’ai pas oublié notre anniversaire, non, non, non, je l’ai fêté ici, toute seule avec ton hologramme, je m’ennuie tellement de toi! oh! je suis pas toute seule, je me suis faite des amis, des gars et des filles, on se voit tous les midis à la cafétéria et des fois le soir on sort en groupe, y a pas autant de divertissement ici que dans le lieu arcadien, tu le sais, même si c’est mieux qu’avant, la station a grossi, y a plus de monde, tu verras, on joue souvent à des jeux de rôle en holosuite, on a un jeu qui nous passionne, ça s’appelle Le sentier stellaire, en gros on est chacun et chacune porteur de systèmes stellaires, on commence avec trois systèmes par joueur et il nous faut les agencer dans une région du cosmos et maximiser leur coefficient de vie et d’évolution, y faut calculer les paramètres cosmologiques, astrophysiques, astrobiologiques, bref, y faut construire une région cosmique viable pis évolutive, une fois qu’on a atteint un équilibre on passe au deuxième niveau avec trois systèmes supplémentaires, et ainsi de suite, on a fait une partie à sept y a quatre ou cinq mois, on s’est rendu jusqu’au quatorzième niveau, y a pas de fin aux niveaux, la seule limite c’est l’univers en entier, en tout cas, on avait chacun 42 systèmes stellaires, 294 en tout, c’était devenu très compliqué, pis on s’est trompé dans nos calculs et notre cosmos s’est effondré, on a pleuré, on a ri, on se sentait frustré, on avait jamais été si loin, je parle, je parle, mais tu dois en avoir à raconter toi aussi, plus que moi c’est sûr, tu sais, ma belle Charlotte, j’ai réalisé durant ton absence à quel point je tiens à toi, c’est comme un trou, là, dans mon coeur, tu sais ce qui me fait peur? que t’aies tellement changé durant ton aventure que tu seras plus tout à fait pareille quand je te reverrai, que tu m’aimeras plus autant ou plus de la même façon qu’avant, tu vois? je me confie et peut-être que j’ai tort, peut-être que je devrais pas, bah! c’est ça qui est ça, oh! j’allais oublier, y a un message de ta mère pour toi à la station,
bon, au revoir, ma chère Charlotte, ma similarité reste unie à ton unicité, reviens vite,

 

[message de Charlotte à Selsie]
je te rassure tout de suite, ma chère Selsie, tu me manques à moi aussi, beaucoup, beaucoup, beaucoup, c’est toi qui m’a manquée le plus, plus que ma mère, plus que n’importe qui d’autre, t’en fais pas, j’ai pas changé, je t’aime autant qu’avant, plus même, si tu savais comme ton message m’a fait du bien, j’étais si contente de le recevoir, j’en ai presque pleuré de joie, je serai plus très loin quand tu recevras le mien, c’est drôle, han, qu’y faut une longue séparation comme celle-là pour réaliser à quel point on est attaché à certains êtres, moi aussi j’ai un hologramme de toi, pas constant, ça prend trop de ressources, pis moi aussi j’ai fêté notre anniversaire avec toi, ben, avec toi en pensée, pis avec Élina, tu la connais pas, Élina, elle est ici, à côté de moi, elle est jolie, han? pis tu sais quoi? y avait un message de ma mère dans mon ordi ce jour-là, pas un long message, elle l’avait enfoui dans mon ordi, sacré maman! je te trouve très belle en goth, ben, en burlesque comme tu dis, ça te va bien, Élina est forte sur le burlesque elle aussi, moi je suis restée pas mal pareille, pis ma chambre est pas mal simple comparée à ton appartement comme tu peux voir, je l’aime, ton appartement, il est beau, mais, je vais te dire, y s’en est tellement passé durant l’exotrip que j’ai pas souvent pensé à me transformer, pis l’holosuite, ben, faut pas exagérer sur les ressources de l’astronef, tu comprends, ah! Selsie! que j’en ai des choses à te raconter, tu peux me croire, tu pourras commencer à t’en faire une idée avec les infos que le multiple apporte, pis oui, c’est l’enfant métamorphe qui est avec nous, deux enfants à vrai dire, tu verras sur les virtuels, Élina, c’est une des deux enfants, elle aurait voulu t’envoyer un message holographique, mais elle est pas équipée pour ça, alors elle a enregistré trois clips pour toi, elle est très charmante, Élina, je suis sûre que tu l’aimeras autant que moi, tu sais ce qu’elle m’a dit quand elle a vu les virtuels de Loral Art? que ça lui rappelle une artiste de la Vieille Histoire, ben, pas à elle directement, à une adolescente qu’elle a été dans la Vieille Histoire, pis c’est pas elle qui s’en rappelle vraiment, c’est l’autre enfant métamorphe, Fanta, c’est lui qui s’en rappelle et elle s’en rappelle à travers lui, c’est très compliqué, leur affaire, à ces deux-là, où en étais-je? ah oui! ça lui rappelle Émilie Autumn, tu connais pas, moi non plus je connaissais pas, j’ai visionné quelques vidéos, c’est vrai que ça ressemble à Loral Art, ben en tout cas ce que j’ai vu de Loral Art sur tes virtuels, tu sais quoi? y a une drôle d’idée qui m’est passée par la tête en voyant les vidéos d’Émilie Autumn et les virtuels de Loral Art, c’est comme si y avait une connexion à travers le temps entre elles, ce que je veux dire, attends, c’est pas clair dans ma tête, comme si c’était pas par hasard que Loral Art et Émilie Autumn se ressemblent à travers le temps, ben, l’espace-temps, comme si elles se répondaient l’une à l’autre, et que toi et moi, on était le pont entre elles à travers la mémoire de Fanta et d’Élina, tu parlais de ma mère, je serais pas surprise qu’elle a déjà tout compris et que si on lui demandait de nous l’expliquer, elle le ferait à sa façon, en paroles si énigmatiques qu’on comprendrait pas plus, j’ai bien hâte de voir ce qu’elle me dit dans son message, bon, quand le multiple arrivera à la station vous comprendrez toustes pourquoi il fallait qu’il nous devance, en passant, je dis toustes, ça vient de Fanta, ça veut dire tous et toutes les filles et les garçons qu’il est, j’ai adopté le mot pour dire toulmonde, ça va t’alarmer, j’en suis sûre, quand tu sauras ce qu’on transporte dans l’astronef et le rapport avec le tsunami, mais t’en fais pas trop, je pense que les experts ici dramatisent un peu, je t’expliquerai moi aussi quand je te verrai, je sais pas trop quand par contre, on sera pas loin derrière le multiple, mais faudra s’arrêter en chemin et attendre des instructions avant de compléter notre trajectoire jusqu’à la station, au début l’idée était qu’on parte moi, Fanta et Élina avec le multiple, Sand nous aurait suivi seul, on voulait pas, ni moi, ni Fanta, ni Élina, ni Sand, pis ni madame Zaloumia pis la professeure Pascaline, elles viennent avec nous, madame Zaloumia, ben, je l’appelle Éfrémia, veut absolument pas laisser Fanta partir sans elle, pis madame Pascaline, je l’appelle par son prénom elle aussi, Mei Lin, tient à accompagner Éfrémia, pis moi je me dis que si elles y tiennent tant, ça veut dire que le trou noir les effraie pas, je t’ai dit que c’est un trou noir qu’on transporte? non, je te l’ai pas dit, c’est parce que je voulais pas t’alarmer, pas tout un trou noir, non, une bulle de trou noir, si tu veux, pis moi, ben, ça me fait pas vraiment peur à moi non plus, pis tu sais pourquoi? c’est à cause des mères, de la mienne en particulier, c’est au coeur de ce que je disais tantôt à propos de notre connexion et de celle d’Émilie avec Loral, ça fait partie de la manipulation du réel par les mères, on est dans le réel, mais en même temps le réel est comme dans leur tête, pis en plus l’enfant métamorphe a son propre réel, ça en fait, des réalités, ça, mais ce que je veux dire c’est que le noeud de ces réalités, leur intersection, leur correspondance, c’est dans la tête aux mères, je devrais me lancer en métasémiologie, j’arriverais peut-être à mieux comprendre, le jeu dont tu parles, ça me fait penser à la sphère de Dyson qu’on a traversée durant notre transit, c’était bizarre! enfin, tu verras, où en étais-je? ah oui! moi, y était pas question d’abandonner Sand, je suis partie avec lui et je reviens avec lui, point final, il est comme un grand frère pour moi, je l’ai dit à ton hologramme, mais là tu le sais pour de vrai, c’est aussi à cause de Fanta, tu vas voir, il parle plus, lui, il chante, ben à l’idée de pas partir avec Sand il a chanté une chanson triste, une chanson de perte et d’arrachement, pis tu sais à qui il chantait son désespoir et sa peine? ou plutôt à quoi? au chromaphone! le chromaphone, c’est ça, ici, mais c’est pas juste ça, c’est beaucoup plus, tu verras avec le multiple, sur le coup on comprenait pas les paroles, mais y avait pas à se tromper, c’était triste, on l’a traduite, pis Éfrémia nous l’a expliquée, on a compris qu’on pouvait pas séparer Fanta du chromaphone, ni Élina, alors on part à six maintenant, ah oui, à propos de Sand, sa transparence sur sa ligne de vie c’est parce qu’il est un hologramme, on espère juste que les mères seront capables de le rétablir organique, je parle, je parle moi aussi, j’en ai tellement à te raconter, pis j’ai tellement hâte de te serrer dans mes bras, — ça fait rigoler Élina,
bon, au revoir, ma belle Selsie, mon unicité reste unie à ta similarité, je reviens vite,

 

{clips d’Élina joints au message de Charlotte}

[clip sur fond rose enregistré dans la chambre d’Élina]
bonjour Selsie, je suis Élina, c’est Charlotte qui m’a nommée, elle a nommé Fanta aussi, j’avais pas de nom et j’avais tous les noms quand j’étais dans votre Vieille Histoire, maintenant je suis vivante et je suis Élina dans votre temps, j’ai tellement hâte d’arriver dans les lieux habités, Charlotte m’a fait visiter le Grand Bazar avec ton hologramme dans des virtuels, j’ai eu tellement de plaisir, t’es devenue une grande amie pour moi, je t’aime déjà, j’aime Charlotte, tu aimes Charlotte, Charlotte t’aime, Charlotte m’aime, j’espère juste que tu vas m’aimer pis ça va faire une relation hexagonale, hi hi, Charlotte dit qu’y aura pas de problème, pis je m’inquiète pas non plus, vous êtes déjà mes deux grandes soeurs, pis tu sauras, mademoiselle Selsie Ophélia, c’est un beau nom, Selsie Ophélia, tu sauras que je suis toujours de bonne humeur, même quand ça va mal je suis de bonne humeur, je suis un rayon de soleil, c’est Charlotte qui le dit, un rayon de soleil, pis j’ai toujours faim, mais ça, c’est une autre histoire, tu vois ma chambre? je suis burlesque moi aussi, regarde ici, j’ai trouvé une photo d’Émilie Autumn, elle est belle, tu trouves pas? elle ressemble pas à Loral Art physiquement, mais elle a le même genre, pis le même genre de musique aussi, pis comme tu peux voir moi je suis burlesque rose, j’aime la couleur rose, je sais pas pourquoi,
bon, okay, tirelou,

[clip sur fond bleu enregistré dans la pièce commune de l’holosuite de Charlotte, Élina est munie d’une tablette et d’un stylet]
là, on est dans la pièce commune, Charlotte te l’a montrée dans son hologramme, pis là, moi, je veux te parler de l’astrocargo, il me fait penser à un gros hélicoptère, je l’ai dit à Charlotte, vous savez pas c’est quoi, un hélicoptère, tiens, regarde, j’en ai des images, ici, sur la tablette, le gros, là, avec les deux hélices en haut, ben, t’enlèves les hélices, attends, je suis pas habituée avec le stylet, t’enlèves les hélices, tu lui fais une queue mobile comme celle d’une libellule, pis des pattes au lieu du train d’atterrissage, comme ça, ben, ça y ressemble, pas vrai? ben, c’est sûr, l’astrocargo est dix fois plus gros au moins, pis y fait pas de bruit, pas comme un hélicoptère, juste une sorte de sifflement doux quand il atterrit, pis quand les passagers sortaient c’était comme quand du monde débarque d’un avion, mais sur une plateforme antigravité, j’ai tellement de nouvelles choses à apprendre, tiens, c’est ça, un avion, l’astronef à Darsan, lui, y ressemble plus à une libellule, avec une coupole au lieu des deux yeux, pis sans les ailes, pis avec des grandes pattes, c’est drôle, Selsie, je peux pas m’empêcher de faire des comparaisons avec mon temps, comme ton artiste Loral Art pis Émilie Autumn, c’est Fanta qui s’en rappelle, pis moi, ben, c’est comme des échos de ses souvenirs que j’ai dans ma tête, pis les comparaisons, là, ben, c’est normal, c’est madame Éfrémia qui l’a dit, elle a dit, attends, je vais essayer de me rappeler ses mots exacts, elle a dit que Fanta et moi, on appréhende votre monde avec notre cadre de référence à nous, pis qu’on peut pas faire autrement, c’est logique comme dirait Charlotte,
bon, c’est la fin du clip, tirelou,

[clip en forme de lanterne magique enregistré sur la branche de l’arbre]
ça, c’est l’arbre à Charlotte, je dors ici avec elle sur la branche, j’ai des liens électromagnétiques pour pas tomber, y sont invisibles, pis je les sens même pas, ben, juste un petit frôlement comme, je sais pas, tiens, comme de la soie de nuage, hi hi, je veux tout voir, Selsie, je veux tout visiter, je veux rencontrer toulmonde, toi, tes amis, madame Loba, pis Arcade! pis Valence! pis le lieu mémoriel! pis le lieu solaire! pis la mère Bay! pis la mère LaGross aussi! pis Dorothée! elle est drôle, Dorothée! tu peux pas t’imaginer mon plaisir quand j’ai vu le multiple AbéNazarDé! c’est énorme! tu vas voir que moi aussi, ben moi pis Fanta, on en a de l’énorme, tu peux me croire, Charlotte m’a dit que sa mère pourra me confectionner un ordi qui va flotter autour de ma tête, pas puissant comme le vôtre, c’est impossible, mais ça va faire l’affaire, au moins je pourrai me regarder dans un miroir holographique, je le fais dans l’holosuite, mais avec mon ordi ça va venir direct de moi, pas de la machine, pis je pense me faire tatouer une plante, pas un tatouage vivant, ça non plus c’est pas possible, un tatouage animé, je pense à des tulipes, je sais pas trop encore quelles couleurs vont bien aller avec ma peau noire, peut-être qui partent d’ici, sur ma hanche, pis qu’y se balancent au vent sur mon ventre, sur mon côté, pis sur mon dos, ça serait beau, ah! que j’ai hâte! que j’ai hâte! que j’ai hâte!
tirelou,

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