02 une ville fantôme

 

«la lumière voyage plus vite que le son,» avait dit Charlotte, «c’est pour ça que tu vois tes fantômes, mais que leur bruit traîne derrière dans le passé,»

Élina arrêta son véhicule à l’entrée d’une large avenue crevassée qui mènait vers le centre de la ville, les ruines rongées par la végétation s’étendaient aussi loin que son oeil pouvait porter, les vestiges de coupoles trouées et d’immeubles aux murs béants pointaient leurs charpentes vermoulues par-dessus la cime des arbres,
petit à petit les spectres émergaient des décombres, se multipliaient, se frôlaient, se chevauchaient, se traversaient comme des virtuels superposés et bientôt les fantômes peuplèrent la ville comme un kaléidoscope du temps de Fanta, une lanterne magique incohérente qui projetait les apparitions pêle-mêle, elles jaillissaient, s’éclipsaient, surgissaient, s’évanouissaient, persistaient, s’effilochaient, se transperçaient, se sillonnaient,
le murmure spectral de la ville roulait entre les débris, un bruit de fond venu de l’autre côté du goufre des siècles, un son distinct parfois s’en échappait et le traversait,
Élina se laissait envahir par le passé, s’ouvrait au mystère de ses échos, c’était comme une transe, une transe consciente, quasiment un plaisir charnel,
la première fois la valse complexe, multiple, hétéroclite, plurielle, variable des fantômes sur le battement sourd, lointain, étouffé, retardataire du bruit de leurs activités l’avait étourdie, ça ne faisait ni queue ni tête, mais elle s’y était vite habituée,
elle activa le véhicule d’un toucher du doigt et s’engagea sur l’avenue une main au guidon, elle passait à travers les fantômes, les fantômes passaient à travers elle, parfois elle contournait ou survolait un amas de végétation qui avait pris possession de la voie ou elle faisaitt un détour pour ne pas déranger les quelques animaux concrets qui fouinaient dans les ruines, après avoir longé un grand parc redevenu forêt elle se retrouva devant une rivière étroite, elle arrêta le véhicule, tira un fruit de son sac en bandoulière et observa l’activité disparate qui se déroulait tout autour,
les fantômes allaient et venaient, absorbés par les occupations qui avaient été les leurs du temps de leur vivant, c’était comme un film historique aux plans narratifs hétérogènes, elle regardait avec amusement les gens et les véhicules se passer à travers les uns des autres, certains apparaissaient subitement au coin d’une rue pour disparaître au coin suivant, une famille sortit d’un immeuble, foula le trottoir, attendit son tour au passage cloûté, des voitures avaient stoppé pour la laisser traverser, d’autres de temporalités parallèles la coupaient dans la sienne sans la déranger, elle s’éclipsa de l’autre côté de la rue dans ce qui avait été un restaurant,
un son attira l’attention d’Élina, ça venait d’au-delà de la rivière, c’était peut-être un son naturel, pas un son du passé, elle repartit son véhicule et, l’oreille tendue, lévita au-dessus de l’eau, on aurait dit quelqu’un qui chantait à voix basse, elle se rapprocha, oui, là, sur un banc dans un square, un jeune homme, des écouteurs aux oreilles, un fil reliant les écouteurs à un appareil qu’il tenait dans une main, marmonnait les paroles d’une chanson en battant le rythme de la tête,
Élina se stationna, débarqua de son véhicule et vint s’assoir à côté de lui, elle l’écouta chanter, il avait une belle voix même s’il ne chantait pas fort, elle ne comprenait pas les paroles, mais le rythme semblait celui d’un rock, toujours battant le rythme de sa tête il s’était mis à souligner le tempo de petits coups de son poing libre sur sa cuisse,
les fantômes poursuivaient leur déambulation, les véhicules se télescopaient sans s’emboutir, de temps en temps un rayon de soleil malicieux perforait et volatilisait une apparition comme un rayon laser,
Élina se laissait bercer par la voix du jeune homme tout en essayant de garder la tête froide, elle était tellement excitée! c’était la première fois qu’un fantôme se manifestait de manière aussi tangible,
la chanson qu’il écoutait était terminée, il marmonnait maintenant les paroles d’une pièce au rythme moins saccadé, subitement il s’immobilisa, se tut, se tourna lentement vers elle, il avait l’air de la voir, en même temps de voir à travers elle, il jeta un oeil effaré autour de lui, puis revint à Élina, il tendit le doigt, lui toucha le bras, passa à travers, ce qui le fit sursauter, il n’avait pas l’air d’avoir peur, il était juste perplexe, un sourire timide lui flottait aux lèvres, Élina l’imita et lui toucha le bras, passa elle aussi à travers, il la regardait ahuri,
elle ne put réprimer un éclat de rire à la pensée qu’elle était elle-même apparition à son fantôme,
le jeune homme retira ses écouteurs, hocha la tête, l’éclat de rire d’Élina l’avait fait sourire, est-ce qu’il m’a entendue? se demanda-t-elle, sûrement parce qu’il prononça quelques paroles qu’elle ne comprit pas, ç’avait l’air d’une question et comme elle était dans les ruines de Moscou c’était sans aucun doute du russe, elle consulta son ordi, elle ignorait s’il avait cette langue dans sa banque de données, mais au cas où, oui, il l’avait et traduisit,
«tu viens d’où, toi?» avait demandé le jeune homme,
«je m’appelle Élina,» dit-elle, «tu m’entends? tu me comprends?»
le jeune homme regarda à nouveau alentour, de son point de vue il avait sûrement l’air de parler dans le vide,
«oui, je t’entends et je te comprends,» dit-il, en reportant son regard sur elle, il la toucha à nouveau, sourit à l’effet spectral de son doigt à travers son bras, «Élina?» reprit-t-il, «c’est un joli nom, moi je m’appelle Victor, t’es quoi, toi? une apparition? est-ce que j’hallucine? t’es là, mais t’es pas là, et ta voix, on dirait qu’elle vient de très loin, je t’entends bien, pourtant c’est comme si tu me parlais de l’autre bout du monde,»
«de l’autre bout du temps,» dit Élina, «c’est pareil pour moi, ta voix me vient du passé, la mienne t’atteint de l’avenir,»
Victor la toisa un long moment, puis ferma les yeux, se frotta les paupières, rouvrit un oeil, puis l’autre,
«t’es une voyageuse temporelle?» lui demanda-t-il, «ou t’es une alien, c’est ça?»
«pas une alien, non,» dit Élina, «une voyageuse temporelle, ça, c’est sûr, mais pas comme tu penses, on a pas encore inventé le voyage dans le temps, toute la ville, là, elle est en ruines, elle est dans ton futur et elle est en ruines,»
«elle est pas en ruines ici,» dit Victor, «comment ça se fait que tu me vois? comment ça se fait que tu m’apparais?»
Élina le lui expliqua en quelques mots, qu’elle était née dans son époque à lui, qu’elle avait été transportée dans le futur et qu’elle visitait les villes en ruines de son passé, mais elle n’était pas certaine d’avoir été très claire, Victor n’avait pas l’air de vraiment comprendre,
«pis c’est bien la première fois que je communique avec un fantôme,» ajouta-t-elle, une pointe de fébrilité dans la voix, «quand je vais dire ça aux autres,»
«aux autres?» s’exclama Victor, «y en a d’autres comme toi?»
«t’occupes,» dit-elle, «c’est pas important, non, attends, oui, c’est important, je sais pas comment dire, le monde continue, voilà, c’est ça, le monde continue,»
Victor pointa du doigt sur l’ordi d’Élina,
«c’est quoi, ça? on dirait un bijou flottant,»
«c’est mon ordinateur personnel, c’est pas un naturel, les autres naissent avec leur ordi, pas moi, je suis pas née avec, c’est les mères qui me l’ont construit, mais laisse faire ça, tu peux pas comprendre, ben, tu pourrais comprendre, mais ça serait tellement long à expliquer,»
Victor l’interrompit,
«vous naissez tous avec un ordinateur personnel dans ton temps? pas toi, okay, mais les autres? qui flotte comme ça autour de votre tête?»
«la mère Ono le porte comme une perle au front,» dit-elle, «c’est son troisième oeil, des fois elle le porte comme un pendentif au cou, tu connais pas la mère Ono, bien sûr que non, tu peux pas la connaître, c’est une mère manipulatrice, je vais te dire. le monde est régi par les mères, la Terre entière leur appartient,»
elle souligna ses paroles d’un large geste du bras, le mouvement déplaça un couple qui passait et le fit disparaître, elle était aussi confuse que Victor, il la regardait l’air complètement dépassé, cependant toujours un sourire timide aux lèvres,
«t’es quand, toi?» continua-t-elle, «je veux dire, t’es en quelle année? attends (elle consulte son ordi) 2018, le 7 juillet 2018, j’aurais, ah ben! ça c’est drôle, j’aurais 11 ans, ben j’ai 11 ans, c’est une drôle de coïncidence, tu trouves pas? c’est quoi ton nom au complet?»
«le tien c’est quoi?» demande-t-il,
«Élina, c’est tout, j’ai pas d’autre nom, j’en avais un, c’est sûr, mais il s’est perdu dans les couloirs du temps (elle sourit de satisfaction à la pertinence de sa métaphore), j’ai une amie qui s’appelle Charlotte Bay, une autre, son som c’est Selsie Ophélia K2, mais tout le monde l’appelle Selsie Okédou, moi c’est juste Élina, toi, c’est quoi?»
il ne répondit pas tout de suite, il avait l’air d’essayer de mettre de l’ordre dans ses idées,
«Victor Mikhaïlovitch Dostoïevski,» finit-il par dire, «je suis né pas loin d’ici (il pointa du doigt sur sa droite), j’ai 17 ans et Fyodor Dostoïevski est mon ancêtre du côté d’un de mes grands-oncles, t’es sûre que t’es pas juste une hallucination? (il se toucha le front, non, il ne faisait pas de fièvre, puis il éclate de rire), c’est pas comme une hallucination pourrait me prouver qu’elle en est pas une, et puis non, je suis pas fou, reprenons du début, t’es née dans mon époque, tu dis, tu t’es retrouvée dans le futur et tu communiques avec les fantômes du passé, ton passé, dans les villes en ruines, toutes les villes sont en ruines? toutes les villes du monde?»
«toutes,» répondit-elle, «le monde s’est défait et s’est refait, non, les mères l’ont refait, pis je te l’ai dit tantôt, t’es le premier fantôme avec qui je communique, c’est spécial,»
«c’est extrême,» dit-il, «c’est vraiment extrême, tu parles des mères, c’est quoi, ça, les mères? c’est qui?»
«oh, ça serait vraiment trop long à expliquer, pis je connais mal l’histoire, j’ai sauté des étapes, en gros,» ajouta-t-elle, une pointe de crânerie dans la voix, «les hommes ont détruit le monde, les mères les en ont chassé et elles l’ont reconstruit, depuis l’humanité a colonisé l’espace, écoute, j’ai vécu sur le continent bleu, l’ Afrique, c’est comme ça que je l’appelle, le continent bleu, je sais pas exactement où, j’ai même pas de souvenirs de ce temps-là, non, c’est pas ça, j’ai plein de souvenirs, mais aucun qui accroche, si tu vois ce que je veux dire, à part des souvenirs de sable et de dattiers, autrement rien vraiment qui accroche, pis tout d’un coup je me suis retrouvée sur une planète pas loin du centre galactique, y avait un trou noir dans le ciel, Charlotte Bay, elle, mon amie Charlotte, elle est née sur planète qui s’appelle Valence à 10 000 années-lumière d’ici, elle est venue me chercher sur la planète à côté du trou noir, me demande pas comment ni pourquoi, pis elle m’a ramenée ici, dans son temps, ça c’est extrême,»
«pour être extrême, ça, oui, c’est extrême,» dit-il, «comme ça les hommes ont détruit le monde, je suis pas surpris, les mères ont pas reconstruit les villes? elles les ont laissées tomber en ruines? elles ont construit leurs propres villes, c’est ça? d’abord, elles vivent dans des villes? puis pourquoi elles ont laissé les nôtres tomber en ruines?»
«pour garder l’histoire vivante,» lança-t-elle en éclatant de rire,
«pour garder l’histoire vivante,» répéta-t-il en souriant, »t’en as de bonnes, toi, puis tu dis que les mères règnent sur Terre?»
«elles appellent ça le Matriarcat,» dit Élina, «elles contrôlent toute la Galaxie habitée, elles manipulent la réalité, c’est ça qu’elles font, pis j’ai absolument aucune idée comment ou ce que ça veut dire exactement, Dostoïevski, c’était un grand écrivain?»
«le plus grand,» dit Victor, «un des plus grands, tu connais pas?»
«non, mais tu sais, on peut retranscrire tout un livre en virtuels, c’est comme des films en trois dimensions qui se nourrissent du livre et de notre imagination, c’est bien dit, hein? qui se nourrissent,»
«comme les holosuites dans Star Trek,» dit-il,
«Star Trek», dit-t-elle, «ça je connais, des holosuites, c’est ça, c’est exactement ça, je vais virtualiser les livres de ton ancêtre, il en a écrit beaucoup? réponds pas, c’est pas nécessaire, je trouverai bien, qu’est-ce que tu fais dans la vie, toi?»
«je suis danseur dans une petite troupe de folk rock, on part en tournée bientôt,»
il se leva, il tenait toujours ses écouteurs et son appareil dans une main, et se mit à danser en fredonnant un air, un pigeon concret le traversa alors qu’il exécutait un entrechat, il termina sa prestation en une virevolte suivie d’une arabesque,
«c’est beau,» dit Élina, «c’est charmant,»
«on est sept,» dit-il, «y a Alex, Alez l’électronique qu’on l’appelle, c’est lui qui a créé la troupe, il compose la musique, son instrument c’est une console avec quatre claviers et plein de boutons, il fait la musique et la lumière, il est génial, et y a nous, les danseurs, Sofia, Zinovia, Anatoli et moi, on monte des fresques, des tableaux en mouvement, des chorégraphies, on commence à se faire connaître, tu sais? et tu me dis qu’y a pas d’avenir pour nous?»
«je sais pas vraiment,» dit Élina, «je pense que oui, je connais mal la Vieille Histoire, ben, je veux dire, t’as un avenir, toi, ta troupe, ton monde, vous avez un avenir, mais je sais pas lequel,»
«tu dis que tu voyages dans le temps des ruines,» dit-il, «tu devrais voir ce qui arrive plus tard, non?»
«je voyage pas vraiment dans le temps des ruines,» dit-elle, «juste le début du 21ème siècle, ce qui est logique, selon mon amie Charlotte, vu que j’ai vécu dans cette époque, pis c’est pas vraiment un voyage dans le temps, je veux dire, je me déplace pas dans le temps, je trempe dedans, je trempe dans une fourchette d’une trentaine d’années, c’est pas précis, pis c’est pas important, l’important c’est, je sais pas, tiens, par exemple, t’as une petite amie ou un petit ami?»
«les deux,» répondit-il, «Anatoli et Zinovia, Sofia est avec Zinovia quand je suis avec Anatoli, c’est compliqué, des fois y a des frictions, mais on s’organise, et quand on performe sur scène devant le public, on est tous sur la même longueur d’ondes, les ondes musicales et lumineuses d’Alex, et si tu voyais Zinovia, oh, tiens,»
il fit défiler des photos de la troupe sur l’écran de son appareil
«ça, c’est Zinovia,» dit-il, «une déesse, elle est légère, légère, on dirait un oiseau qui prend son envol quand elle danse, Anatoli, il est beau, tu trouves pas? il est tellement gracieux et tellement agile, c’est le leader de la troupe, Sofia, elle danse comme de l’eau, Sofia, elle est liquide, ça c’est nous quatre à la fin de notre dernier spectacle, regarde Alex, debout les bras levés derrière sa console, lui, Alex, sa vie amoureuse on en sait rien, il en parle jamais,»
«vous lui demandez pas?» dit-elle, «vous essayez pas de savoir? remarque, je dis ça, mais ça le regarde,»
«il répond vague,» dit Victor, «moi je pense qu’il est un robot,» ajouta-t-il, ironique, «un robot génial, sa musique est superbe, j’ai une vidéo, attends,»
«un androïde,» dit Élina pendant que Victor cherchait la vidéo, «y en a plein maintenant, des androïdes, ils sont partout, moi? j’ai mes deux amies, Charlotte et Selsie, j’avais un autre ami aussi, Fanta, plus qu’un ami, au début on était un, maintenant on est deux, toi, tu danses comment?»
Victor lui montra la vidéo, la troupe s’exécutait dans les lumières stroboscopiques d’une musique syncopée, c’était très moderne,
«moi, je danse comme le vent,» dit-il, «c’est quoi, notre avenir? une guerre nucléaire? une catastrophe climatique? parce que pour ça, une catastrophe climatique, on est bien parti, c’est désespérant de constater à quel point on fait pas attention à notre planète, bah, je me dis, on veut pas y voir? tant pis, moi, du moment que je danse, parce que quand je danse, laisse-moi te dire, Élina, quand je danse j’oublie tout, je suis plus moi, je suis plus Victor Dostoïevski, j’existe plus, je deviens mouvement, je suis mouvement, envolée, pulsation,»
il s’arrêta net de parler, il tendit la main vers Élina comme s’il voulait la retenir,
«tu disparais,» murmura-t-il, «t’es venue me dire qu’il y a un monde après le monde et maintenant tu t’en vas,»
ses derniers mots semblèrent venir de très loin alors qu’il se volatilisait, Élina resta longtemps sur le banc à fixer le vide qu’il avait occupé, après quoi elle réintégra son véhicule et quitta la ville, plongée dans une réflexion profonde en même temps que toute émoustillée d’avoir conversé avec un fantôme, Victor Mikhaïlovitch Dostoïevski, son fantôme, un danseur, elle aurait tellement voulu en savoir plus sur lui, et lui en apprendre plus sur elle aussi, la prochaine fois peut-être, elle essaierait de le retracer, son ordi avait tout enregistré, avec un peu de recherche et de recoupements dans la matrice centrale…
ou dans une autre ville, elle communiquerait avec un autre fantôme maintenant qu’il y avait eu précédent…
quand elle raconterait ça aux autres…

2 réponses à 02 une ville fantôme

  1. catse dit :

    ah ah … t’es en Russie , enfin pas toi mais elle , et il faut qu’il est Dostoïevski comme ancêtre et pas un type quelconque .
    elle a 11 ans maintenant ? ou je lis mal ?
    est ce qu’elle va devenir une sorte de Dc Who féminin ?
    en tout cas ton écriture devient de plus en plus fluide à lire , c’est agréable

    • Jean dit :

      ce n’est plus la Russie comme on la connaît, Moscou comme toutes les autres grandes villes de la Vieille Histoire ne sont plus que des ruines, et, pendant que Charlotte est tiraillée entre le régime du Matriarcat représenté par sa grand-mère, Una Longshadow, et le groupe de dissidentes qui s’élève contre la rigidité dudit régime, groupe représenté par Zoé Clarisse, ce qui sera le sujet d’un prochain épisode hors série, Élina essaiera de retrouver Victor, son fantôme, dans les ruines de Moscou, ce qui sera le sujet d’un autre prochain épisode,
      il y aura aussi un épisode hors série qui portera sur la visite des trois filles, Charlotte, Selsie et Élina, au Mémoriel

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